La Chine et l’Inde pourraient ouvrir une nouvelle voie à l’automobile.
16.06.2008 - Prévisions
Pour M. Carlos Ghosn personne ne pourra pas empêcher les gens d’avoir leur propre moyen de transport individuel. « La passion de la voiture sera toujours là », a dit le président de Renault qui constate un enthousiasme puissant dans les pays émergents qui découvrent l’automobile. On pourrait ajouter aussi qu’il y a des gens qui ont absolument besoin d’une voiture pour aller au travail ou aller faire ses courses. « La question n’est plus de savoir si la Chine deviendra le premier marché automobile mais quand ? 2011, 2012, 2015 ? », a souligné M. Carlos Ghosn. « L’industrie automobile appartiendra à ceux qui osent des choses qui paraissent inimaginables aujourd’hui », a assuré M. Carlos Ghosn. C’est dans ce cadre que s’inscrit le partenariat de Renault et du constructeur indien de deux roues Bajaj : « Les indiens ne font pas les mêmes voitures que nous, c’est pourquoi nous nous sommes associés à Bajaj pour faire une voiture à 2 500 dollars que l’on ne saurait pas faire à Guyancourt ». « L'Inde connaîtra une industrie automobile d'une taille comparable à celle que connaissent les Etats-Unis actuellement », a-t-il indiqué. Le patron de Renault estime que les conditions de compétitivité font que l’automobile est à la veille d’une rupture industrielle avec des consolidations dans les pays matures et l’émergence de nouveaux acteurs dans les pays émergents, à condition qu’ils innovent, notamment au niveau des motorisations.