Les véhicules hybrides ne rencontrent pas le succès escompté en Chine.
13.05.2008 - Marchés-Vente
Les ventes de modèles hybrides ne rencontrent pas le succès escompté en Chine, principalement en raison de leur prix trop élevé. L’exemple le plus flagrant est celui de la Toyota Prius, commercialisée en Chine à partir de 40 000 dollars, soit deux fois plus cher qu’aux Etats-Unis, en raison des droits de douane très élevés et de la quasi-absence de concurrence sur ce segment, qui n’incite pas à revoir les prix à la baisse. Seules 400 Prius ont été écoulées en Chine l’an dernier, en recul de 80%, alors que la marque japonaise ambitionnait d’en vendre au moins 3 000. Selon le porte-parole de Toyota en Chine, « la conscience environnementale des consommateurs chinois est encore assez peu développée ». A tarif comparable, les automobilistes les plus aisés préfèrent surtout s’offrir des berlines et des tout-terrain de haut de gamme. Le gouvernement chinois fait toutefois des efforts pour promouvoir la commercialisation des véhicules hybrides à des tarifs plus abordables en soutenant les constructeurs locaux, qui doivent rattraper leur retard technologique. L’ensemble des constructeurs estime en outre que le gouvernement devrait mettre en place davantage d’incitations fiscales. Rappelons que le gouvernement chinois souhaite que 50% des voitures neuves vendues dans le pays en 2020 soient hybrides ou électriques.