Christian Streiff, président de PSA Peugeot-Citroën, a déclaré que l’un de ses objectifs était de mettre en commun toutes les synergies des deux marques en abaissant les coûts au minimum et en augmentant au maximum les compétences. Après avoir mis en commun l’ingénierie dans les années 1990, son prédécesseur M. Jean-Martin Folz a réuni les usines par plate-formes, les deux marques confondues. « Tout le back-office est désormais commun, comme le développement technologique. On va donc au bout de la fusion, mais avec une règle, dès qu’il s’agit de choses visibles, on différencie. Je pense que le groupe PSA a intérêt à valoriser ce différentiel » explique M. Streiff qui a par ailleurs indiqué qu’il y avait « une belle place à prendre entre le très bon généraliste que nous sommes et le Premium, qui coûte 30% plus cher. Notre but est de faire aussi bien en termes de distinction, de performances, de qualité perçue que BMW, Mercedes ou Audi, mais avec un prix de revient PSA ». S’exprimant sur l’importance du diesel sur le marché français, M. Streiff explique que « le problème en Europe est l’écart de compétitivité, en termes de CO2, du diesel par rapport à l’essence. C’est pourquoi nous avons lancé un programme de petits moteurs à essence pour le futur dont l’objectif de production sera d’un million voire deux millions d’unités. Le développement de PSA à l’international nous impose de redevenir un grand du moteur à essence. Nous mettons dans ce nouveau moteur tout ce que nous savons sur le plan technologique. Il s’agira d’un trois cylindres suralimenté. Nous voulons montrer que PSA est le meilleur sur le plan de l’environnement ». Interrogé sur la micro-hybridation, M. Streiff indique PSA va avoir une 2e génération de Stop & Start avec récupération de l’énergie de freinage. Il déclare également que l’hybridation diesel reste à l’ordre du jour. Enfin, concernant les biocarburants qui fait débat en Europe, « le groupe PSA reste prêt à profiter de ce gain possible avec les biocarburants. Mais je crains que la menace d’affamer la planète crée un frein considérable à son développement », indique M. Streiff.
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