Christian Streiff, président de PSA Peugeot-Citroën, confirme qu’en dépit d’un environnement économique plus difficile qu’en 2007, il maintient les prévisions du groupe pour 2008, tablant sur une croissance de 5% de ses ventes mondiales et sur une progression de la marge opérationnelle, à 3,5%. « Le groupe PSA est engagé dans un plan de réduction des coûts important et il est bien armé pour passer la crise. Nous sommes aussi en train de monter en gamme car après avoir développé l’offre de petites voitures, nous avons lancé la Peugeot 308, le Citroën C4 Picasso et la nouvelle C5 », souligne-t-il. M. Streiff ajoute que PSA a cinq voitures premium en développement, qui seront lancées entre 2010 et 2012. Il explique que chacune des marques Citroën et Peugeot doit désormais fabriquer toutes les silhouettes, de la berline au coupé en passant par le break et le monospace, cela dans tous les segments, le but étant de pouvoir couvrir 90% à 95% du marché. Il souhaite mettre en oeuvre une stratégie pour réaliser un maximum de synergies tout en assurant un maximum de différentiation par le style. « Nous voulons créer deux univers de marques totalement différents », précise-t-il, indiquant par ailleurs que le low-cost ne correspond pas aux gènes du groupe. « Nous souhaitons plutôt aller vers le haut, enrichir les véhicules, ajouter de la technologie et donc de la marge », précise-t-il. M. Streiff explique également que PSA a remis à plat sa stratégie en matière de véhicules hybrides, réaffirmant qu’une motorisation gazole-électricité sera bien mise sur le marché en 2010. Mais, vu son surcoût qui atteint plusieurs milliers d’euros par véhicule, elle sera réservée à certains modèles premium. « En attendant, nous allons déployer de façon massive la micro-hybridation, avec le système Stop&Start. D’ici à 2011, nous vendrons plus d’un million de véhicules équipés ainsi chaque année », déclare-t-il. Enfin, M. Streiff souligne que la mise en place de l’écopastille a eu un effet immédiat, les clients achetant désormais des voitures un peu moins puissantes, moins gourmandes, donc moins émettrices de CO2. « A plus long terme, cela incitera les constructeurs à développer des véhicules en travaillant encore davantage les motorisations, l’aérodynamique et le poids.
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