Carlos Ghosn, président de Renault et de Nissan, a confirmé qu’il est persuadé que la voiture électrique, « la seule à offrir zéro émission polluante, prendra avec le temps, l’avantage sur toutes les autres énergies alternatives, notamment les biocarburants et les moteurs hybrides à essence ou diesel... ». « J’y crois très fort car tout est aujourd’hui favorable à son développement : le prix élevé de l’essence et les questions d’environnement qui préoccupent le grand public. Les batteries ont également fait énormément de progrès. La technologie lithium-ion permet une autonomie jusqu’à 100 km en circulation urbaine », souligne-t-il. M. Ghosn indique que Renault-Nissan n’abandonne pas pour autant les biocarburants, mais que ceux-ci seront d’abord adaptés à certains marchés, tels que le Brésil. « Renault et Nissan dépensent un milliard d’euros par an en recherches sur ces nouvelles énergies », déclare-t-il, ajoutant que, « sur ce total, l’électrique est actuellement prioritaire ». Au-delà de la voiture dérivée d’un modèle à essence qui sera fournie pendant à Israël, Renault et Nissan visent une commercialisation en masse en 2012 dans d’autres régions du monde, avec deux véhicules conçus spécialement pour fonctionner en mode électrique. Le modèle Renault, destiné à être vendu à un prix équivalent ou inférieur à une voiture à essence « grâce à l’incitation fiscale de 5 000 euros que prévoient les pouvoirs publics », sera assemblé en Europe, et la version Nissan en Asie. Le cœur de cible est le marché des modèles urbains, soit 15% des ventes mondiales ou 10 millions d’unités par an. « Nous proposerons notre solution à toutes les villes qui le souhaitent. Nous sommes déjà en discussions pour fournir des flottes d’entreprise », ajoute M. Ghosn. « Nous allons devenir des producteurs de batteries », annonce-t-il enfin.
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